Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 21:53
Toujours dans la rubrique ODD-tourisme, cet article concerne une petit virée à Fès pendant quelques jours de vacances que nous nous sommes octroyés. En effet même si Noël et le nouvel an ne sont pas des fêtes officielles au Maroc, nous avons anticipé un ralentissement de la vie administrative pendant la semaine du jour de l'an.



Fès, de loin


Fès, donc, est une ville très intéressante. Ne prenant pas trop de risques en disant que c'est la capitale spirituelle du Maroc, je dirai par ailleurs que cette ville (du moins l'ancienne ville) garde une authenticité que je n'ai personnellement trouvée nulle part ailleurs. Les petites ruelles qui obligent à passer torse dans le sens de la longueur (moi qui n'est pourtant pas épais) tant elles sont étroites, ces mêmes petites ruelles encombrées par des poutres de bois qui soutiennent les murs de part et d'autre de la ruelle car ceux-ci ont une fâcheuse tendance à vouloir s'écrouler, tous ces défauts d'architecture créent un ambiance inimitable. À cela s'ajoute les innombrables artisans qui sont loin d'être une simple vitrine (pour la plupart du moins), les odeurs de peau séchées ou séchant des tanneurs, les nombreuses mosquée et leur cacophonie au moment de l'appel à la prière. Bref vous l'aurez compris Fès vaut le détour.





des ruelles étroites dont l'existence dépend de quelques bouts de bois



Travail des peaux de mouton pour faire du cuir




artisan en plein travail


Alors bien sûr comme partout, le tourisme pourrit un peu les mœurs, il faut sans arrêt vérifier le véritable prix des choses (du simple café par exemple), savoir esquiver les nombreux marchands, ne pas craquer sous la pression des guides vrais ou faux qui tiennent à ce que vous découvriez avec eux la ville... Mais bon on ne peut pas éviter cela (hein Seb?! cf article sur les méfaits du tourisme), ça fait partie du jeu. Fès nous a donc surpris. Je vous laisse en compagnie de quelques photos qui ne retranscrirons sans doute pas parfaitement l'ambiance (le bruit, les odeurs, la pluie) mais qui en donnera un aperçu.


Bab Boujeloud



Palais Dar Batha



Médersa = école coranique



Des places encombrées où se mêlent touristes, artisans, marchands...




En parlant de marchands...

Par Jacques - Publié dans : Maroc
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 21:10
Nous voici déjà à plus de la moitié de notre mission à Oujda. Initialement nous devions aider à mettre en place un Système Informatique Géographique (SIG). Nous pouvons dire maintenant sans trop prendre de risques que la ville d'Oujda ne sera pas dotée d'un SIG ni même d'une ébauche à notre départ. Hélas! Malgré de nombreux efforts, nous avons beaucoup de mal a faire bouger les choses. Les fonctionnaires de la commune ont du mal à comprendre l'intérêt d'un SIG, par conséquent ils ont du mal à se motiver pour mener à bien le projet. S'ajoute à cela les jours de grève, le jour de prière du vendredi, la mauvaise entente entre certains membres de l'équipe... En un mot mettre en place un SiG à Oujda nécessitera un peu de patience et de la ténacité. Ne dérogeant pas à la règle Oddienne de découvrir les régions d'intervention, nous avons efficacement utilisé nos différents week-end pour visiter cet oriental marocains peu connu des touristes mais de paysages assez variés.

Nous avons commencé par nous intéresser à Meknès (qui n'est pas dans l'oriental mais qu'importe). Cité du puissant et féroce sultan Moulay Ismaïl (il s'était constitué un armée puissante de 10 000 esclaves-soldats), on peut y admirer les vestiges de ses anciennes écuries, son mausolée...



Le mausolée de Moulay Ismaïl




Les écuries de sa majesté




Les remparts de la cité impériale



La Médina de Meknès... très étrange

Dans les environs de Meknès, nous avons pris le temps de visiter l'ancienne cité romaine de Volubilis et le lieu de pèlerinage Moulay Idriss (nom d'un des arrières petits fils du prophète Mahomet).


Volubils... en petit


Moulay Idriss






Après avoir découvert les montagnes et la côte méditerranéenne de la région de l'orient marocin (cf article précédent) nous sommes aller jeter un oeil du côté du désert. À Figuig, ville la plus au sud de l'oriental, accompagnés de notre nouvel ami Zac' ('Zacharie' et non pas 'Jacques' avec un cheveu sur la langue), nous avons profité de la grande palmeraie, des montagnes algérienne (ce qui n'a vraiment pas plus aux gardes frontière marocains) et des ksars, anciens quartiers de Figuig.




Figuig







Pour finir je rappellerais que nous avons aussi participé à la vie religieuse du pays puisque nous avons fêté l'Aïd el Khebir (la fête du mouton) en famille! Cette fête très populaire au Maroc (équivalent de Noël sans doute) fait référence au sacrifice d'Abraham dans la Bible. Du coup chaque famille sacrifie un mouton et le mange. Miam!

Par Jacques - Publié dans : Maroc
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 15:02

Voici déjà 10 jours que nous sommes à Oujda. Cette grande ville, capitale de la région orientale du Maroc, ne se situe qu'à une poignée de km de l'Algérie. Cette proximité avec cet autre pays a permis à Oujda d'être une ville stratégique car au coeur des échanges maroco-algérien. Cependant depuis la fermeture de la frontière entre les deux pays Oujda ne jouit plus de cette particularité et peine à suivre l'essor économique et touristique des autres grandes villes du pays (Casa, Rabat, Marrakech...). Il aura fallu attendre 2003-2004 pour que le gouvernement marocain s'intéresse à cette région orientale du Maroc et pour qu'il décide d'y investir.


Ainsi ceux qui ont quitté Oujda il y a quatre ans et qui ne reviennent qu'aujourd'hui sont, paraît-il, époustouflés tant la ville à changé d'aspect. Avec des aides financières de 'État, les vieilles places ont été refaites, les routes aussi, au moins deux beaux parcs embellissent le périmètre urbain : la ville s'est donné un nouveau style qui, avec le succès touristique de la plage de Saïdia à trente km d'Oujda, va sans doute changer la donne dans cette région ou il y a quelques années le tourisme était quasi absent.



La Medina d'Oujda



Une des nouvelles places du centre-ville


C'est dans ce contexte de métamorphose de la ville et de la région, que nous arrivons. Notre mission ici est d'accompagner la mise en place d'un SIG (Système Informatique Géographique) au sein de la commune (puisque ici on parle de commune et pas de mairie) et d'en profiter pour accompagner la réalisation d'un plan de déplacement urbain (PDU). Ces deux outils, l'un informatique, l'autre étant un diagnostic, sont censés permettre à la commune :

1) d'avoir une vision globale de l'état de la voirie, des ronds-points, des feux... de la ville,

2) de définir une politique de transport qui puisse permettre de surmonter les nombreux problèmes d'accidents, de pollution, d'embouteillages... dans la ville.



Le bâtiment de la commune dans lequel nous travaillons


Accompagnés des membres de notre équipe, nous avons par ailleurs commencé à visiter la région d'Oujda. Nous avons notamment pu avoir un aperçu du nouveau complexe touristique Saïdia (encore en construction mais déjà en partie fonctionnel) et nous avons eu la chance de faire une petite randonnée, certes écourtée à cause de la pluie, dans les montagnes de Beni-Snassen.



Au nord d'Oujda, Ras el Ma donnant sur la mer Méditerranée



Sur une falaise surplombant la plage de Saïdia



Les constructions nouvelles de Saïdia



Dans les Beni Snassen

Par Jacques - Publié dans : Maroc
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 11:41

Voilà, après un semaine de formation auprès du service informatique de la mairie d'Aix-en-Provence, où nous avons pu rencontrer l'équipe marocaine,



un vol première classe, avec atterrissage et décollage dans le cockpit,




nous sommes bien arrivés à Oujda, ville assez terne de plus de 600 000 habitants située près de la frontière (fermée) algérienne,



où Jacques s'est trouvé une nouvelle occupation, à savoir utiliser toutes les fonctionnalités de l'appareil photo.




L'accueil a été chaleureux et nous avons découvert la ville accompagné du chef des services informatiques (enfin, si on peut appeler cela un service).


A bientôt pour une description plus précise du projet et quelques photos de la ville.

Par Seb - Publié dans : Maroc
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 12:35

Dakar vue de l'île de Gorée

    Notre séjour à Dakar est un peu mitigé. Dakar est une ville intéressante, très occidentalisée et proche de l'océan ce qui permet au vent de rafraîchir un peu l'atmosphère. Nous y avons été accueillis par une membre d'Urbanistes du Monde ce qui a rendu notre séjour d'autant plus agréable. Mais alors pour ce qui est de notre étude, c'est compliqué. Les rendez-vous sont difficiles à trouver, une grande partie des personnes intéressantes à rencontrer sont parties... en Chine (pour le forum urbain de Nanjing) et les projets intéressants sont difficiles à trouver : ce n'est pas qu'il n'y a pas de projets mais ceux-ci sont classiques, peu innovants. Bref nos journées sont parfois un peu un casse-tête pour trouver le bon projet et la bonne personne ressource.



Nous aurons bénéficié d'un accueil digne de ce nom



Le place de l'Indépendance dans le centre ville


    Sur le plan touristique, car finalement c'est plutôt ça la finalité de ce blog, nous dirons que nous sommes restés dans Dakar et ses environs. Un premier week-end nous a permis de découvrir l'île de Ngor au Nord de la ville, la plage de Yoff et ses pêcheurs et l'île de Gorée au Sud-est. Les deux îles semblent déconnectées de la ville de Dakar et du continent africain plus généralement. A forte vocation touristique, elles sont en effet remplies de belles villas, de ruelles colorées et fleuries et... de touristes. L'ambiance est loin d'être désagréable, cela permet de quitter l'effervescence de Dakar mais cela reste étrange quand on sait qu'à quelques lieux d'ici, la pauvreté sévit dans les rues de la capitale sénégalaise.



La plage de Yoff à l'intérieur même de Dakar




Arrivée à l'embarcadère - île de Gorée




Vue de Dakar depuis l'île de Gorée





L'île de Gorée et ses nombreux ateliers d'artistes




Gorée


    Notre deuxième week-end aura été plus tranquille. Il aura d'abord été marqué par la rencontre hasardeuse de trois jeunes et beaux navigateurs entreprenant une traversée de l'Atlantique tout en profitant de l'occasion pour intervenir sur des projets humanitaires. Une soirée à bord d leur navire le vendredi soir nous a permis d'échanger sur nos impressions du voyage... Ce week-end aura aussi été l'occasion de découvrir la plage de Malika (un peu en dehors de Dakar), de s'y baigner au milieu des énormes vagues avec un ami de circonstance et de trainer à Dakar le dimanche après-midi.



Jacques, Sébastien (ODD), puis Olivier, Clovis et Lucien trois centraliens dans le vent (projet Jonathan)



Abdou et Jacques dans les rouleaux de la plage de Malika

Par Jacques - Publié dans : Sénégal
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 00:00

Ougadougou restera un agréable souvenir pour nous. La ville, du moins son centre, est plutôt bien aménagée et très aérée. Un certain nombre de projets de gestion urbaine existent dans la ville, ce qui a rendu notre étude intéressante (Une description de ces projets est disponible ici : http://perso.campus.ecp.fr/%7Eobjectifdd/ODD2008/Site/Ouaga.html ). Enfin, une activité culturelle intensive nous aura permis d'occuper nos nombreuses soirées (festival Ouaga Hip Hop, les Récréâtrales).


Disiz la Peste au festival Ouaga Hip Hop

C'est le samedi 18 octobre à l'aube (levé 5h du matin) que nous partons pour le Mali, étape touristique avant d'atteindre Dakar. Quatre jours dans le pays Dogon, un jour dans la ville de Djenné (classée au patrimoine mondial de l'UNESCO) et une journée de plus à Bamako nous aurons laissé un aperçu de ce pays où le tourisme est très présent.

Le pays Dogon, c'est une falaise. Une grande falaise. Et sur cette falaise, le peuple Tellem a décidé un jour d'habiter. En effet, perchés dans leurs habitations troglodytes, les Tellems vivaient protégés des bêtes sauvages. Et puis il y a eu les Dogons qui se sont intéressés à cet endroit. Fuyant la région mandingue en pleine islamisation et cherchant un endroit où s'installer, les Dogons ont perché leurs villages dans la falaise et suite à des guerres tribales ont fini par chasser les Tellems de la région.

Aujourd'hui, ce qu'on voit dans le pays Dogon, ce sont de magnifiques villages Dogons qui ne sont plus perchés dans la falaise mais qui sont installés aux pieds et en en haut de celle-ci et qui ont préservé en grande partie leurs traditions ancestrales, ce sont les falaises du haut desquelles la vue vaut le détour et enfin ce sont les vestiges des villages tellems incrustés dans la roche.



La pause déjeuner




Villages troglodytes tellems et dogons sur la même falaise








Le village Dogon, avec ses nombreux greniers



En haut de l'impressionnante falaise


Notre guide Basseidou

Djenné, ville rayonnante sur le fleuve Niger, nous a aussi beaucoup impressionnés. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, la ville est exclusivement construite en banco (mélange de terre) avec de très belles demeures marocaines au beau milieu d'un labyrinthe de petites ruelles. Dommage que le soleil ait eu raison de moi, j'aurais préféré profiter de Djenné sans insolation.


Djenné


Sa grande mosquée


Un berger Peulh, à moins que...

Enfin une étape à Bamako était tout à fait indispensable – le « plus court chemin » pour aller de Djenné à Dakar passe par la capitale du Mali. Bamako nous aura achevé (après la randonnée fatigante du pays Dogon, le soleil assommant de Djenné et les nombreux taxis-brousse empruntés) : la ville est extrêmement étalée en superficie, du coup les distances pour se rendre d'un point à un autre de la ville sont immense. Heureusement nous avons eu la chance d'être logé chez l'habitant, ce qui a rendu notre séjour de deux jours plutôt intéressant.

S'il est bien une chose qui restera gravée dans nos mémoires après cette tournée africaine, ce sera sans doute les trois jours de voyage entre Bamako et Dakar : au moins, nous pourrons dire que nous avons goûté aux réalités africaines : la lenteur, l'attente mais surtout la corruption : pendant le voyage, une dizaine de barrages policiers nous a contraints de nous arrêter en pleine route (parfois à 4h du matin). À chaque fois, les africains du bus qui n'étaient pas dans leur pays devaient payer une taxe. Pourquoi? Ça personne ne le sais... peut-être que les agents de police voulaient se faire un peu d'argent de poche!? Toujours est-il que les camerounais, les ghanéens, les gambiens... qui étaient dans le bus ont dû payé une sacrée somme. Je clos mon article sur ce fait divers...

Par Jacques - Publié dans : Mali
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 19:37

Lassés de ces grandes villes africaines qui nous accompagnent depuis le début de notre séjour et qui, au fond, se ressemblent un peu toutes, nous avons consacré notre temps libre burkinabé à la visite de villages.

Le village africain est le lieu par excellence où l'on peut rencontrer ou du moins ressentir la culture africaine. Les pratiques religieuses, la musique, les fêtes, l'art, le rôle de la femme, celui de l'homme... tout ce concentré de tradition dont on nous parle dans les musées nationaux des capitales et que nous connaissons vaguement devient plus clair et plus concret dès lors qu'on rentre dans un village africain. Nous avons donc eu la chance de voir plusieurs d'entre eux dont Tiébélé, village de l'ethnie Kasséna (Sud du Burkina) qui abrite un palais royal et dont les cases sont couvertes de signes ayant chacun une signification importante.


Les maisons traditionnelles de Tiébélé


Un aperçu du palais royal de Tiébélé

Nous avons aussi eu la bonne intuition de consacrer un week-end à la visite de Bobo-Dioulasso (deuxième ville du pays) et ses villages environnants : Koumi et Koro. Le premier, rempli de maisons construites en terre rouge et habité par les Bobo-Fing, le second, incrusté dans la falaise. C'est dans ces villages du Sud Ouest que les habitants sont séparés en ce que nous pourrons appeler des castes fonctionnels (les forgerons, les agriculteurs, les musiciens...). Chaque caste vit dans son quartier, et chaque villageois est tenu de se marier avec quelqu'un de sa caste (les forgerons avec les forgerons, las agriculteurs avec les agriculteurs...etc). De Bobo nous retiendrons le vieux quartier dans lequel nous avons pu faire la fête à l'occasion d'un double mariage!


Koumi























Rocher surplombant le quartier des agriculteurs de Koro


La Grande Mosquée de Bobo



La fête... à l'africaine


Enfin, nous aurions eu tort de ne pas passer à Basoules pour aller admirer ses crocos sacrés à qui nous avons fait le présent d'une poule!


Seb défiant le crocodile repu


Le bonus tortue de Basoules

Ouagadougou, quant à elle, nous accompagne jusqu'à vendredi prochain (le 17 octobre). Outre les interviews encore nombreuses que nous avons à réaliser, par conséquent les aller et retour en mobilette à faire et les rapports que nous avons à rédiger (rendez-vous sur objectifdd.org pour le prochain compte rendu de mission), nous profiterons des festivals « Ouaga Hip Hop » et « les Récréâtrales » pour goûter à l'activité culturelle de la capitale.



Les longs moments passés au téléphone pour joindre nos contacts

La toute dernière moto de chez Yamaha


Par Jacques - Publié dans : Burkina Faso
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 19:27

Notre mission étant difficilement réalisable (cf Free mission period), nous avons donc décidé de quitter plutôt que prévu Accra, pour remonter tranquillement vers le Burkina...

 

Cependant avant de quitter Accra, nous sommes allés visiter, pour échapper à la chaleur étouffante de la capitale, Aburi, un petit village de "montagne" (situé sur des hauteurs à 30 km d'Accra) qui possède un petit parc botanique datant de l'époque coloniale. On y voit quelques beaux spécimens d'arbres centenaires.


Nous avons également visité "University of Ghana" qui possède un campus agréable, spacieux et verdoyant. Une modèle réduit des campus américains où l'on compte quand même près de 25 000 étudiants.


 

La bibliothèque de l'université, témoin du prestige de cette université africaine

Voici un petit carnet de voyage de notre semaine au Ghana :

 

Samedi 27 :

Nous avons donc quitté Accra pour notre première étape, Cape Coast, la première capitale coloniale de la Gold Coast (ancien nom du Ghana). Au programme, visite du Château et du fort de la ville :


Le chateau de Cape coast

 

Dimanche 28

Visite d'Elmina : son port de pêche coloré et son château ainsi que sa plage (ou toilette publique, c'est selon...) :


Le fort d'Elmina


Le port très coloré d'Elmina

Lundi 29 :

Levés à 6h, nous quittons dès 8h Cape Coast pour un trajet de 4h jusqu'à Kumasi.

Arrivés à 12 h à Kumasi, nous sautons immédiatement dans un taxi pour changer de gare routière et partir le plus rapidement possible vers Tamale (à 350km au Nord).

A 13h30, nous avons nos tickets pour Tamale et espérons partir sous peu...

Malheureusement, il faut atteindre que le bus soit au complet (63 places, nous avions à 13h30 la 21 et 22)... nous sommes finalement partis à 18h30 pour enchaîner sur 1h30 de bouchon... pire que sur le périph...

A 2h00, nous arrivions enfin à Tamale où nous avons galéré jusqu'à 3h pour trouver un hôtel...

 

Mardi 30 :

Levés à 8h, nous allons acheter nos billets pour le bus qui part à... 14h30 pour le Mole National Parc. A 9h, nous avons les places 51 et 52... Nous sommes donc au rendez-vous à 13h30, pour un départ prévu à 14h30 et effectué à... 17h !

Après 45 min de route, où nous traversons de magnifiques villages traditionnels (chaque maison étant composé de quelques cases circulaires disposés autour d'une cour intérieure), nous arrivons à un contrôle de douanes où l'un des gardes ne trouve rien de mieux à faire que de fouiller les soutes du bus, et de faire évacuer celui-ci... Ce contrôle, assez inhabituel selon les voyageurs ghanéens, a pour effet de renforcer la tension déjà vive parmi les passagers, passablement agacés par le retard du bus.

Puis nous avons enchaîné avec 80 kilomètres de piste, où le chauffeur ne ce soucia guère de l'état du bus et des ces passagers... pour arriver à Damongo où le chauffeur s'octroya une pause dîner de 30 minutes, nous laissant poiroter dans le bus...

Finalement nous arrivons à destination à 21h30, où nous apprenons que nous devons aller nous coucher dans un dortoir, sans moustiquaire, le ventre vide...

 

Mercredi 01 :

Lever à 06h30, nous devons partir en safari dans le Parc à 7h. Malheureusement, aujourd'hui c'est la pluie (qui n'a cessé de tomber toute la nuit) qui vient perturber notre programme. Finalement, nous partons en safari à 9h30, grâce au talent de persuasion d'une - charmante - danoise qui arrive à convaincre le guide après que celui-ci est refusé de partir pour ne pas mouiller ces vêtements (véridique!).

Au programme donc, balade de 2h dans la forêt et la savane du Parc :



 

Le ranger qui nous a accompagné 

Puis l'après-midi, déçu par la balade matinale je décide d'aller visiter le village voisin qui possède la plus veille mosquée du Ghana (XVème) tandis que Jacques, optimiste repart en safari et se voit récompensé :

 


 

Jeudi 02 :

Lever à 4h00 pour prendre le bus du retour vers Tamale. Mais le bus n'était pas là... On a donc attendu jusqu'à 7h30 pour prendre le suivant...

A Tamale, nous avons pris un tro-tro (minibus) direction Bolgatanga, continuant ainsi notre remontée vers le Burkina, où nous avons subi notre première coupure générale d'électricité.

 

Vendredi 03 :

Lever à 6h30, nous voulons partir faire une petite balade sur la chaîne Tongo avant qu'il ne fasse trop chaud. Malheureusement, on a attendu que le tro-tro se remplisse et à 9h, nous décidons de laisser tomber pour partir au Burkina.

A 11h, nous passons la frontière...et quittons ce magnifique pays qu'est le Ghana.

Arrivés à Pô, nous apprenons que tous les taxis brousses pour Tiébélé, village traditionnel où nous voulions passer la nuit, sont partis... Nous sommes une nouvelle fois contraint d'attendre jusqu'au lendemain... fort heureusement, nous arrivons en pleine Oktober Fest burkinabaise... mais malheureusement un orage violent, agrémenté d'une coupure générale d'eau et d'électricité, éclata...

 

Samedi 04 :

Lever à 6h30, puis nous visitons (enfin) Tiébélé, village Kasséna magnifique :

 

 

et rejoignons Ouaga dans l'après-midi.

Par Seb - Publié dans : Ghana
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 10:58


I'm sure you've already got it (cf. previous article), Accra is definitely different compared with the african French-speaking towns. Ghana received an inheritance from english system, therefore the local governance is different and the result is obviously better !


Here is a little description of Accra :

The first things which strike you when you reach Accra (and you come from Benin and Togo !) are the roads. Indeed a motorway permits to enter the city center and asphalt covers almost all the streets of the city. Moreover, you can drive safely without being obliged to avoid huge holes right in middle of the street as on Boulevard St Michel (although it's one of the main street in Cotonou!).

Then in the city center, you appreciate wide avenues, clean streets and green spaces. We can notice that everywhere there is an effort of aesthetism : for instance administration buildings don't seem decrepit and old. Moreover Accra's got all the monument that a real capital city need : a huge independance square, a new stadium, a big market, a beautiful national theatre, ... and a national museum which deserves its name, contrary to the museum in Porto-Novo (Benin).



The public transport is better organized than in the other cities we saw until now. There are hundreds of little bus called « tro-tro » with real bus stops and organized bus stations. At last lots of Accra's suburbs are well-planned, with beautiful green residential areas for the emerging middle class.


But don't be wrong : Accra has been certainly better managed than the other west african cities but it has got issues present in all the african cities. In fact there is a lot of pollution (Accra's lagoon is just a natural purificaion pond), if solid waste management is ok (we can see dustbins almost everywhere) , waste water is not, it still exist poor areas,...In spite of performant roads (I find them better than Marseille's ones), traffic jams are more and more developped in the city center because of a constantly increasing car park.


And how's your mission ? should you tell us.

And I would answer you : "Free mission period..."

Not because we don't want to work (though...), but because there are soon presidential and parliamentary elections so this is...not exactly the right moment.



PS : Being a generalist, multidisciplinary, turned towards international engineer means we had no choice but to have at least one article in - our approximative - english,

Par Seb et Jacques - Publié dans : Ghana
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 13:24
Enfin ! Vendredi après-midi, nous avons enfin quitté la bruyante et polluée Cotonou direction le paisible et démocratique Togo... Après 90 km, nous avons donc atteint la frontière où nous avons pu assister à une scène malheureusement banale en Afrique. Au poste de frontière, la personne devant nous n'ayant pas ces papiers d'identité donna "un petit quelque chose" au douanier pour pouvoir entrer au Togo... Le Togo tel que nous l'avons vu, c'est tout d'abord Aneho petite bourgade coincée entre une lagune et l'océan à seulement 4 km de la frontière, qui fût la capitale coloniale du Togo. De celle-ci nous retiendrons surtout le samedi matin passé à aider une bande de pêcheur ghanéens venus ici pour trouver du bon poisson. Leur technique de pêche quoique très longue et laborieuse n'en est pas moins efficace : un énorme filet est jeté à la mer et c'est à la main que celui-ci est rapporté sur la plage. Notre rôle dans tout cela a été d'aider à tirer une corde en écoutant nos camarades ghanéens chanter. Deuxième partie de notre séjour togolais : Lomé la capitale. Bien plus calme et plus agréable que Cotonou (notamment grâce à ses espaces verts). Nous en retiendrons son bord de mer animé et son musée national présentant l'artisanat traditionnel. Le lendemain nous quittons l'Afrique. En effet après s'être fait escroquer à la frontière en changeant de l'argent et au terme d'un voyage de 200 km sur la côte ghanéenne nous arrivons dans la plus jolie du moins la plus riche ville d'Afrique de l'Ouest : Accra. Cette ville n'a rien à voir avec ses sœurs (Cotonou and co). Ici il y a de grandes rues à l'américaine (les voitures avec) toutes goudronnées, de beaux échangeurs, des centres commerciaux, des éclairages publiques... en gros tout ce qui ressemble à une ville américaine et qui ne ressemble pas à une ville africaine... C'est donc dans le Date Hotel de cette ville que nous nous installons pour une bonne semaine de travail...



La plage d'Aneho




Seb qui aide les pêcheurs ou comment perdre ses mains



Le fruit de "notre travail commun"


La Lagune d'Aneho
Par Jacques - Publié dans : Togo
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